15 mars

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Symposium « Guérir les blessures »

Nouvelles perspectives en danse et sur la santé – Jour 2

 « Sakii, Kidji ani Keteatisian acite nimir | Aimer, vieillir et danser »

Symposium « Guérir les blessures »

 « Sakii, Kidji ani Keteatisian acite nimir | Aimer, vieillir et danser »

10h-12h | Petit Théâtre du Vieux Noranda & En ligne 

112 7e Rue, Rouyn-Noranda, QC J9X 1Z9, Canada

Gratuit | Accueil & Café | En salle & En ligne | Inscription quotidienne

Performance, projections et partages

Au cours de cette deuxième journée, nous nous intéressons principalement à notre rapport trouble à la vieillesse, à la maladie et à la mort. Une attention particulière sera accordée aux savoirs traditionnels autochtones et à la quête de sens et de spiritualité qui inonde notre temps.

À l’été 2017, notre caravane, avec à son bord la cinéaste Béatriz Mediavilla et le chorégraphe Thierry Thieû Niang, s’arrête à Rimouski, chez le métis Jean Bédard. Ce philosophe et ex-intervenant social nous raconte qu’avant l’arrivée des Européens, les peuples autochtones se nourrissaient d’une spiritualité fondée sur le petit-enfant porté en chacun de nous; qu’il fallait l’animer tout au cours de notre existence, selon les circonstances.

Inscription en salle Inscription en ligne

Invitées :

  • Ariane Boulet, chorégraphe, interprète et réalisatrice à « Mouvement de passage » (Montréal);
  • Maryse Damecour, interprète et candidate au doctorat en psychologie à l’UQAM (Montréal);
  • Marie-Noëlle Goy, chorégraphe, interprète et directrice artistique à Le Papillon blanc, danse (Québec);
  • Lee Saunders, interprète et professeur en danse (Moncton, Nouveau-Brunswick);
  • Béatriz Mediavilla, cinéaste (Rouyn-Noranda). 
 

Marie-Laure Aubin, chorégraphe et professeur de danse, vous offrira une performance pour inaugurer la journée.

Entre nous et les autres 

Cette courte pièce, d’une dizaine de minutes, est le fruit de discussions et de recherches sur les relations que les femmes entretiennent entre elles. Parfois de jugement, de méchanceté et de jalousie, mais aussi de solidarité, de soutien et d’une infinie compassion. Elles rassemblent des femmes de tous âges et tous milieux, qui ont toutes en commun cette même féminité, cette humanité.

Ce projet exploratoire est une première étape vers un travail plus réfléchi et plus mûr, en cours de création. C’est le reflet de l’expérience de vie, qui coule entre nous et les autres.

 

Films à l’affiche :

Parkinson

Des artistes animent des ateliers de danse où des personnes atteintes de Parkinson sont jumelées avec des personnes qui ne le sont pas. Un phénomène porteur de sens se produit.

Réal.: Marc Hammer | Luxembourg/Belgique | 2015 | 17’07

Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres*

À l’été 2017, le chorégraphe français Thierry Thieû Niang donne une série d’ateliers à des groupes de volontaires d’aînés et de jeunes aux quatre coins du Québec. Béatriz Mediavilla, qui a suivi la tournée, réalise un film-poème, loin du classique documentaire-vérité. La prose-cinéma de Mediavilla interroge nos perspectives sur la condition humaine, sur notre rapport à soi, au corps vieillissant, sur notre rapport à l’autre, aux étrangers, à la place du rituel de la danse à l’ère moderne, au toucher. On est ému par un poème de Joséphine Bacon, bousculé par un manifeste, interpellé par un témoignage de Martine Époque ou du jeune écrivain Antoine Charbonneau-Demers.

Réal.: Béatriz Mediavilla I Chor.: Thierry Thieû Niang | Participation de Joséphine Bacon, Martine Époque & Antoine Charbonneau-Demers | Québec | 2019 | 62’

Extraits de Danser le printemps à l’automne

Ce film est à l’origine de notre rencontre avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang et de sa tournée au Québec en 2017. L’émouvant documentaire Danser le printemps à l’automne est issu de son inspirante démarche. Le film présente le fruit de sept années de travail pour 20 retraités de Marseille avec le chorégraphe. Infirmières, femmes au foyer, professeurs ou médecins, âgés de 60 à 87 ans et sans aucune expérience chorégraphique, interprètent une variation du chef d’œuvre de Stravinsky « Le Sacre du printemps ».

Réal.: Philippe Chevallier & Denis Sneguirev | Chor.: Thierry Thieû Niang | France | 2013 | 52′

Une jeune fille de 90 ans

Un film de Valéria Bruni-Tedeski & Yann Coridian, avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang (France)

À sa sortie en France, ce documentaire a fait sensation et attiré plus d’un million de visionnements en ligne, sur la plateforme de la chaîne Arte.

13h30 | Petit Théâtre du Vieux Noranda & En ligne 

112 7e Rue, Rouyn-Noranda, QC J9X 1Z9, Canada

Gratuit

Première partie : Projection Une jeune fille de 90 ans, mettant en vedette le chorégraphe Thierry Thieû Niang (Paris) | Deuxième partie : Échanges avec le public

Inscription en salle Inscription en ligne

Une immersion dans la vie d’une femme atteinte d’Alzheimer, qui reprend goût à la vie en rencontrant le chorégraphe Thierry Thieû Niang. 

Thierry Thieû Niang donne un nouveau souffle à la danse en France. Habitué des événements Cinédanse, Thierry est venu à Ottawa à l’été 2017, à l’occasion de la tournée au Québec « Dansez le printemps ». Les amateurs d’Ottawa-Gatineau qui l’ont découvert à cette occasion seront heureux de le retrouver.

Réal.: Valeria Bruni Tedeschi & Yann Coridian I Chor.: Thierry Thieû Niang | France | 2016 | 85’

Après la projection : Discussion avec Thierry Thieû Niang; le chorégraphe va échanger avec le public via Skype, en direct de Paris.

«  Mouvement de passage »

Atelier pour artistes professionnels, animé par Ariane Boulet

15h30 | Petit Théâtre du Vieux Noranda & En ligne 

112 7e Rue, Rouyn-Noranda, QC J9X 1Z9, Canada

Gratuit (Inscription nécessaire) | En ligne | En salle

Inscription en salle Inscription en ligne

« Les vieux n’épousent pas leur temps, ils le tiennent en garde. »

— Luce Des Aulniers, professeur en anthropologie à UQAM

« La beauté, c’est dans le collage d’humanité, de la laideur, des cris, de l’absurdité. »

— Ariane Boulet

« Ariane me relate l’histoire de cette vieille dame, qui criait depuis trois jours dans l’aile consacrée aux patients atteints d’alzheimer.

« Nous avons mimé le cri et trouvé la note avec l’instrument de musique. Nous l’avons accompagnée durant 20 minutes. Après, elle n’a plus crié. C’était terminé. »

Cette femme a peut-être été reconnue dans sa douleur, allez savoir. Chose certaine, on aurait fini par l’assommer de médicaments pour la faire taire. La gang d’Ariane a trouvé le fil d’Ariane jusqu’à elle. »

— Josée Blanchette, « De la pointe des pieds jusqu’au fond de la joie », Le Devoir (Montréal, 2020)

Ariane Boulet, chorégraphe, interprète et réalisatrice, Mouvement de passage (Montréal)

Ariane Boulet a dansé six ans en CHSLD, avec des personnes atteintes de démence à divers degrés. Le non-verbal, l’intuitif, le ressenti, le moi-peau, les vieux : c’est son univers. Diplômée en 2009 du baccalauréat en danse de l’Université du Québec à Montréal, Ariane Boulet agit depuis lors à titre d’interprète pour une vingtaine de créateurs. Dans une quête de ce que l’œuvre a à offrir à l’autre, elle termine en 2014 une maîtrise en danse, où elle s’intéresse à la création en milieu de santé. Cette expérience a lancé les questionnements qui la suivront par la suite : l’importance de la foi, du doute, de la rencontre, du paysage. Cofondatrice de la compagnie « Je suis Julio », elle a généré depuis 2010 une douzaine d’œuvres scéniques, filmiques et in situ, en tant qu’interprète, créatrice et co-créatrice.

Titre de la présentation : « Mouvement de passage : visites dansées en CHSLD »
Ariane Boulet fera la lumière sur son expérience avec Mouvement de passage (2014-…). Ces visites, qu’elle organise en CHSLD, intègrent la danse dans le milieu de vie des résidents, sous la forme d’un déambulatoire improvisé. Des danseurs et un musicien se déplacent de chambre en chambre afin d’aller à la rencontre de ceux qui y habitent; plus particulièrement, de ceux en perte d’autonomie ou en fin de vie, pour qui la participation aux activités régulières de l’établissement devient plus difficile. La danse et la musique alors proposées s’inspirent des résidents et de leur milieu de vie, des mouvements, réactions, attitudes des uns, et de l’atmosphère et des espaces de l’autre. Cela permet, justement, d’adapter la représentation à la situation, afin de créer un contact privilégié avec les patients. Les danseurs écoutent le rythme ceux-ci, leur créativité. Ils vont à la rencontre de ces êtres isolés.

 Thierry, Joséphine, Blanche et autres beaux danseurs du dimanche 

 3 documentaires, à voir ou à revoir !

17h | En ligne

Contribution volontaire | Visionnement

Découvrez une autre tonalité à la danse

Ces trois films sont disponibles jusqu’au mercredi 16 mars : Habiter le mouvement de Béatriz Mediavilla, Danser le printemps à l’automne de Philippe Chevallier & Denis Sneguirev, et Une jeune fille de 90 ans de Valeria Bruni Tedeschi & Yann Coridian.

Contribution Volontaire (en ligne)

Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres

À l’été 2017, le chorégraphe français Thierry Thieû Niang donne une série d’ateliers à des groupes de volontaires d’aînés et de jeunes aux quatre coins du Québec. Béatriz Mediavilla, qui a suivi la tournée, réalise un film poème, loin du classique documentaire-vérité. La prose-cinéma de Mediavilla interroge nos perspectives sur la condition humaine, sur notre rapport à soi, au corps vieillissant, sur notre rapport à l’autre, aux étrangers, à la place du rituel de la danse à l’ère moderne, au toucher. On est ému par un poème de Joséphine Bacon, bousculé par un manifeste, interpellé par un témoignage de Martine Époque ou du jeune écrivain Antoine Charbonneau-Demers.

Réal.: Béatriz Mediavilla

Chor.: Thierry Thieû Niang

Participation de Joséphine Bacon, Martine Époque & Antoine Charbonneau-Demers

Québec | 2019 | 62’

Extraits de Danser le printemps à l’automne

Ce film est à l’origine de notre rencontre avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang et de sa tournée au Québec en 2017. L’émouvant documentaire Danser le printemps à l’automne est issu de son inspirante démarche. Le film présente le fruit de sept années de travail pour 20 retraités de Marseille avec le chorégraphe. Infirmières, femmes au foyer, professeurs ou médecins, âgés de 60 à 87 ans et sans aucune expérience chorégraphique, interprètent une variation du chef d’œuvre de Stravinsky « Le Sacre du printemps ».

Réal.: Philippe Chevallier & Denis Sneguirev

Chor.: Thierry Thieû Niang

France | 2013 | 52′

Une jeune fille de 90 ans

Ce téléfilm est une immersion dans la vie d’une femme atteinte d’Alzheimer, qui reprend goût à la vie en rencontrant le chorégraphe Thierry Thieû Niang.

Réal.: Valeria Bruni Tedeschi & Yann Coridian

Chor.: Thierry Thieû Niang

France | 2016 | 85’

À ne pas manquer

Atelier Tu mio corpo XI
avec Monique Léger (Acadie)

11 mars | 9h30-11h | Musée d’art & En ligne

L’atelier offert par Monique Léger est un « éveil au corps sensible » du public, qui assistera en salle ou en virtuel, en amont du spectacle de Tu mio corpo XI. Celui-ci vous permettra de vivifier doucement vos sens, et vous invitera pleinement dans le registre de vos sensations et de votre respiration.

La cinégraphie : l’arrêt sur image et le mouvement. Atelier de YAKO

12 mars | 10h-13h | Petit Théâtre du Vieux Noranda

YAKO ouvre ses carnets vidéos, où sont esquissées des recherches visuelles sur le mouvement, et présente quelques projets réalisés ou en cours de réalisation.

Dans un deuxième temps, un atelier permettra aux artistes de mettre en pratique différentes techniques photographiques (surimpression, slow shutter) ou d’animation (optical flow, morphing...) autour de la création de portraits « vivants ».

Thierry, Joséphine, Blanche
et autres danseurs du dimanche

Du 13 au 15 mars | 17h | En ligne

Découvrez trois documents porteurs d’espoirs avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang, à voir ou à revoir !
Habiter le mouvement : Un récit en dix chapitres de Béatriz Mediavilla (Rouyn-Noranda), Une jeune fille de 90 ans de Valeria Bruni Tedeschi & Yann Coridian Ichor (France) et Danser le printemps à l'automne de Philippe Chevallier & Denis Sneguirev (France).
(Disponibles durant 72h)