14 mars

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Symposium « Guérir les blessures »

Nouvelles perspectives en danse et sur la santé – Jour 1

« Ni niminan kitici kikeian | Je danse pour guérir »

10h-12h30 | Petit Théâtre du Vieux Noranda & En ligne 

112 7e Rue, Rouyn-Noranda, QC J9X 1Z9, Canada

Gratuit | Accueil & Café | En salle & En ligne | Inscription quotidienne

Inscription en salle Inscription en ligne

Performance, projections et partages

Après la percutante première édition, organisée à l’occasion de l’événement Cinédanse Ottawa 2019, c’est à Rouyn-Noranda, capitale cosmopolite de l’Abitibi-Témiscamingue, que se tiendra la seconde édition du Symposium « Guérir les blessures – Nouvelles perspectives en danse et sur la santé », du 14 au 16 mars 2022.

Ces trois journées de danses, de projections, d’échanges et de panels de discussions avec des conférenciers-invité.e.s de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), du Québec, du Canada et de l’étranger, chercheurs et artistes, est le fruit d’une collaboration entre l’événement nomade Cinédanse, l’École d’études autochtones de l’UQAT et le Petit Théâtre du Vieux Noranda.

C’est le court-métrage Healing Scars, co-réalisé par la jeune autochtone Darian Smith de Kitigan Zibi, et produit par la Wapikoni Mobile, qui a inspiré la thématique du Symposium.

Dans la culture anishnabe, on raconte que le mot « artiste » n’existe pas. Un danseur va danser par respect pour sa communauté, pour la guérison, et non pas pour faire une expression artistique.

En savoir plus sur le Symposium

Au cours de cette première journée, nous nous intéressons principalement à la danse, à la danse de guérison chez les Premières Nations, et auprès des personnes avec des troubles neuromoteurs, comme celui de la paralysie cérébrale. 

Isabelle Mapachee, fondatrice du Pow-Wow de Pikogan, vous offrira une performance pour inaugurer la journée.  

L’allocution d’ouverture sera prononcée par Ghyslain Drolet, anthropologue M.A. UQAT, « Ni niminan kitici kikeian / Je danse pour guérir », inspirée de son mémoire de maîtrise. 

Parmi les invités : la jeune autochtone Darian Smith, réalisatrice à Wapikoni Mobile et membre de l’équipe du Centre de santé de Kitigan Zibi, Barbara Kaneratonni Diabo, chorégraphe et interprète de Kahnawake, Richard Kistabish, ancien chef de la Première Nation Abitibiwinni (Pikogan) et président de l’organisme Minwashin d’Abitibi-Téminscamingue et Hugo Asselin, Directeur de l’École d’études autochtones UQAT d’Abitibi-Téminscaminque.

Films à l’affiche

Guérir les blessures / Healing Scars

Un film de Darian Smith & Kristina Decontie | Nation : Anishnabe | 2014 | 5 min 20’

Menuatikushu Nikamun / Le chant du cœur

Autour d’un tambour, un Innu s’intéresse au rituel du Pow-Wow, tradition qui vient d’ailleurs. Ce film est produit par Wapikoni Mobile.
Réal.: Shikuan Vollant | Nation : Innu | Uashat Mak Mani-Utenam, Québec | 2010 | 5’15

Carrying on the Tradition / Perpétuer la tradition

Le jeune Nimki surmonte sa dépression en renouant avec la danse traditionnelle autochtone et rétablit des liens avec sa culture et sa famille.
Réal.: Nimki Peltier | Nation : Anishnabe | Wikwemikong, Ontario | 2017 | 4’54

« L’apparition du faune / Enter the Faun »

Un film de Tamar Rogoff (New-York)

Projection et échange avec le public

14h-16h | Petit Théâtre du Vieux Noranda & En ligne 

112 7e Rue, Rouyn-Noranda, QC J9X 1Z9, Canada

Gratuit | En salle & En ligne (disponible pendant 48h)

« Une histoire remarquable […] qui sera d’un grand intérêt non seulement pour les amateurs de danse, mais pour ceux dont leur vies ont été touchées par la paralysie cérébrale. »

— The Hollywood Reporter (2016)

« Ce faisant, elle a changé sa vision de lui-même et de ses possibilités. »

— The New York Times 

Visionner en ligne

« Enter the Faun / L’apparition du faune »

L’histoire rocambolesque du jeune comédien Gregg Mozgala, atteint de paralysie cérébrale, et de la chorégraphe new-yorkaise Tamar Rogoff. Elle voulait créer avec Gregg une nouvelle version de « L’Après-midi d’un faune » qu’avait signée Nijinsky. Elle lui a permis de réinventer sa démarche, sa vie.

Réal. : Tamar Rogoff & Daisy Wright | USA | 2015 | 68ʹ

En présence de la chorégraphe — en direct de New-York —, qui échangera avec le public et les autres invités après la projection.

« La danse du faune : autour des troubles de motricité »
Lors de la présentation du puissant documentaire Enter the Faun (2015), Tamar Rogoff parlera de l’expérience de création de sa nouvelle version de « L’Après-midi d’un faune » (1912), pièce-phare de Vaslav Nijinski, créée par les célèbres Ballets Russes de Diaghilev, avec l’interprète Gregg Mozgala. Elle a adapté ses techniques de création et d’enseignement à la condition physique de Gregg Mozgala; ce dernier a accepté de soumettre son corps et son esprit aux desseins de sa chorégraphe. Ainsi, ensemble, ils ont réinventé leur pratique et leur propre existence. Ils ont été invités dans le monde entier pour partager leur expérience, et ont monté, avec succès, des ateliers lors de plusieurs festivals et stages.

BIOGRAPHIE

La chorégraphe new-yorkaise Tamar Rogoff explore les limites de l’être humain confronté aux circonstances extrêmes de son existence. Qu’elle produise ses créations sur de vastes sites de lieux inusités, comme du haut d’un des édifices surplombant la Place du Lincoln Center, en pleine forêt en Biélorussie, sur des toits du Lower East Side, à l’écran ou dans des salles de spectacle traditionnelles, Rogoff crée toujours à travers le prisme de nos possibilités intimes, en danse et au cinéma, et brise régulièrement le quatrième mur. Elle a travaillé autant avec les membres de la communauté d’où proviennent ses ancêtres morts lors de l’Holocauste, des vétérans de guerre atteints du syndrome post-traumatique, qu’avec le jeune comédien Gregg Mozgala atteint de paralysie cérébrale.

Thé & Partage

16h | Petit Théâtre du Vieux Noranda

201 avenue Dallaire, Rouyn-Noranda
Québec, Canada, J9X 4T5

Gratuit | En salle | En ligne

 

 Thierry, Joséphine, Blanche et autres beaux danseurs du dimanche 

 3 documentaires, à voir ou à revoir !

17h | En ligne 

Contribution volontaire | Visionnement

Découvrez une autre tonalité à la danse

Ces trois films sont disponibles jusqu’au mercredi 16 mars : Habiter le mouvement de Béatriz Mediavilla, Danser le printemps à l’automne de Philippe Chevallier & Denis Sneguirev, et Une jeune fille de 90 ans de Valeria Bruni Tedeschi & Yann Coridian.

Contribution Volontaire (en ligne)

Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres

À l’été 2017, le chorégraphe français Thierry Thieû Niang donne une série d’ateliers à des groupes de volontaires d’aînés et de jeunes aux quatre coins du Québec. Béatriz Mediavilla, qui a suivi la tournée, réalise un film poème, loin du classique documentaire-vérité. La prose-cinéma de Mediavilla interroge nos perspectives sur la condition humaine, sur notre rapport à soi, au corps vieillissant, sur notre rapport à l’autre, aux étrangers, à la place du rituel de la danse à l’ère moderne, au toucher. On est ému par un poème de Joséphine Bacon, bousculé par un manifeste, interpellé par un témoignage de Martine Époque ou du jeune écrivain Antoine Charbonneau-Demers.
Participation de Joséphine Bacon, Martine Époque & Antoine Charbonneau-Demers
Réal.: Béatriz Mediavilla | Chor.: Thierry Thieû Niang | Québec | 2019 | 62’

 

 

Extraits de Danser le printemps à l’automne

Ce film est à l’origine de notre rencontre avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang et de sa tournée au Québec en 2017. L’émouvant documentaire Danser le printemps à l’automne est issu de son inspirante démarche. Le film présente le fruit de sept années de travail pour 20 retraités de Marseille avec le chorégraphe. Infirmières, femmes au foyer, professeurs ou médecins, âgés de 60 à 87 ans et sans aucune expérience chorégraphique, interprètent une variation du chef d’œuvre de Stravinsky « Le Sacre du printemps ».

Réal.: Philippe Chevallier & Denis Sneguirev

Chor.: Thierry Thieû Niang

France | 2013 | 52′

Une jeune fille de 90 ans

Ce téléfilm est une immersion dans la vie d’une femme atteinte d’Alzheimer, qui reprend goût à la vie en rencontrant le chorégraphe Thierry Thieû Niang.

Réal.: Valeria Bruni Tedeschi & Yann Coridian

Chor.: Thierry Thieû Niang

France | 2016 | 85’

À ne pas manquer

Atelier Tu mio corpo XI
avec Monique Léger (Acadie)

11 mars | 9h30-11h | Musée d’art & En ligne

L’atelier offert par Monique Léger est un « éveil au corps sensible » du public, qui assistera en salle ou en virtuel, en amont du spectacle de Tu mio corpo XI. Celui-ci vous permettra de vivifier doucement vos sens, et vous invitera pleinement dans le registre de vos sensations et de votre respiration.

La cinégraphie : l’arrêt sur image et le mouvement. Atelier de YAKO

12 mars | 10h-13h | Petit Théâtre du Vieux Noranda

YAKO ouvre ses carnets vidéos, où sont esquissées des recherches visuelles sur le mouvement, et présente quelques projets réalisés ou en cours de réalisation.

Dans un deuxième temps, un atelier permettra aux artistes de mettre en pratique différentes techniques photographiques (surimpression, slow shutter) ou d’animation (optical flow, morphing...) autour de la création de portraits « vivants ».

Thierry, Joséphine, Blanche
et autres danseurs du dimanche

Du 13 au 15 mars | 17h | En ligne

Découvrez trois documents porteurs d’espoirs avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang, à voir ou à revoir !
Habiter le mouvement : Un récit en dix chapitres de Béatriz Mediavilla (Rouyn-Noranda), Une jeune fille de 90 ans de Valeria Bruni Tedeschi & Yann Coridian Ichor (France) et Danser le printemps à l'automne de Philippe Chevallier & Denis Sneguirev (France).
(Disponibles durant 72h)