16 mars

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Symposium « Guérir les blessures »

Nouvelles perspectives en danse et sur la santé – Jour 3

« Kisian ki wiaw acite ki mitonentcikan | Libérer le corps et l’esprit »

Symposium « Guérir les blessures »

« Kisian ki wiaw acite ki mitonentcikan | Libérer le corps et l’esprit »

10h-12h | Petit Théâtre du Vieux Noranda & En ligne

112 7e Rue, Rouyn-Noranda, QC J9X 1Z9, Canada

Gratuit | Accueil & Café | Inscription quotidienne

Performance, projections et partages

Dans son ouvrage Phora (Éd.: VARIA), le psychanalyste Nicolas Lévesque souhaite qu’on redéfinisse les asiles, pour qu’on y retrouve le « vrai » sens, propre à ce lieu de réparation. Les artistes de la danse et chercheurs au programme de cette journée participent à cette métamorphose.

Inscription en salle Inscription en ligne

Pour inaugurer cette troisième et dernière journée, Marie La Vierge, artiste & interprète, vous offrira une performance, intitulée Métaphysique décoloniale.

Invités :

  • Lise Pelletier, professeure en art-thérapie, directrice de l’UER (Unité d’enseignement et de recherche) de l’UQAT (Rouyn-Noranda);
  • Sylvie Frigon, professeure émérite en criminologie, Université d’Ottawa;
  • Marie-Ève Yergeau, art-thérapeute, M.A. de l’UQAT (Sherbrooke);
  • Louise Moyes, chorégraphe et réalisatrice (St  John’s, Terre-Neuve);
  • Éric Oberdoff, chorégraphe et directeur artistique de la Compagnie Humaine (Nice, France).

BIOGRAPHIE

Marie La Vierge est née et a grandi à Montréal, d’une mère haïtienne et d’un père allemand. Artiste, militante et traductrice, elle détient un baccalauréat en philosophie et en anthropologie. Elle travaille dans les milieux artistiques montréalais depuis 2003 et a fondé Solidarité N.A.B.R.O. (Nation Anishinabe du Bassin-Versant de la Rivière des Outaouais), l’Association pour la protection des espaces verts de L’Île-Bizard et Solidarité Québec-Haïti. Elle est membre de Médias libres et de la Coalition haïtienne au Canada contre la dictature en Haïti, et collabore depuis une quinzaine d’années avec divers groupes et initiatives à Montréal, qui militent contre le capitalisme, le racisme, le colonialisme, le patriarcat et les injustices sociales, en faveur de la préservation de la nature, des personnes et des peuples. Elle est particulièrement passionnée par la situation politique et sociale en Haïti. L’art est pour elle un acte de guérison, de transformation et de révolution. Elle est membre du Regroupement québécois de la danse et de REPAIRE.

Films à l’affiche

Sur ma peau

Co-récipiendaire du Prix Lumière 2019. Ce film d’art, réalisé en milieu carcéral avec les détenues de la Maison d’arrêt de Nice, témoigne d’un processus de recherche artistique engagé.

Réal.: Eric Oberdorff
Chor.: Eric Oberdorff
France | 2017 | 12’38

Well Contested Sites

Professeure d’art et de justice sociale à San Francisco University, Amie Dowling a co-réalisé ce court métrage avec des artistes et des hommes prisonniers de père en fils sur le site de la célèbre prison d’Alcatraz. Leur film témoigne d’une nouvelle pratique humaniste au sein du système carcéral américain.

Réal.: Amie Dowling & Austin Forbord
Chor.: Amie Dowling & Natalie Greene
San Francisco | 2013 | 13ʹ15

 Atelier « Entre femmes »

 Marie-Ève Yergeau, art-thérapeute, M.A. (UQAT)

13h | Petit Théâtre du Vieux Noranda 

112 7e Rue, Rouyn-Noranda, QC J9X 1Z9, Canada

Ouvert à tous | Gratuit (Inscription nécessaire)

Inscription en salle

L’atelier « entre femmes » est ouvert à toutes les femmes qui désirent expérimenter, via la danse, le fait de prendre sa place.
Expérience en danse non requise.

Art-thérapeute de l’UQAT, Marie-Ève Yergeau s’intéresse à la relation entre le niveau de reprise de pouvoir personnel et l’engagement du corps dans le processus art-thérapeutique. Son essai de maîtrise propose un nouveau modèle de continuum de reprise de pouvoir personnel à travers les activités art-thérapeutiques selon une perspective féministe, évoquant le travail autour de l’image jusqu’à l’incarnation en soi. Détentrice d’un baccalauréat en psychologie de Sherbrooke, d’un certificat en gestion des ressources humaines, ayant cumulé plus de vingt crédits en arts visuels, Marie-Ève est également animée aussi par la danse.

 Décoloniser les esprits et transformer les  consciences

 Clôture | Bilan du Symposium 

14h30 | Petit Théâtre du Vieux Noranda

112 7e Rue, Rouyn-Noranda, QC J9X 1Z9, Canada

Gratuit | Bilan | En ligne & En salle

Projections et bilan du Symposium par les présentateurs et rapporteurs invités.

RSVP en salle Inscription en ligne

Rapporteurs et présentateurs invités :

  • Virginia Pésémapéo Bordeleau, artiste Crie;
  • André Bilodeau, médecin de famille, théologien, professeur agrégé Université McGill de Gatineau (Ottawa).

« Le chaman est celui qui mène le noir au jour. »

— Bibitte, alias Joséphine Bacon, dans Nous sommes tous des sauvages (Éd. Mémoire d’encrier)

« Heureusement, il a les besoins vitaux, forces irrésistibles; il y a l’espoir et puis, il y a la science qui ne doit pas s’isoler mais présider comme autrefois au culte et à la magie. Il faut que tout s’organise pour la libération, pour retrouver le vertige, l’amour. »

— Françoise Sullivan, citations parues dans le texte « La danse et l’espoir » du Refus Global (1948)

Films à l’affiche :

Sweatlodge Song

La passion de la danse et du chant permet à une jeune fille de traverser les épreuves difficiles de la vie.
Réal.: Irène-Kimberley & Valin-Awashish | Nation : Innue | Mashteuiatsh, Québec | 2018 | 4’15

Nodin (Vent)

Nodin exprime sa fierté d’être Anishnabe par la danse hip-hop.
Réal.: Nodin Wawadie | Nation : Anishnabe | Kitigan Zibi, Québec | 2010 | 2’45

 Victoria : le film avec Dulcinée Langfelder 

  En clôture du festival 

16h | Petit Théâtre du Vieux Noranda & En ligne 

112 7e Rue, Rouyn-Noranda, QC J9X 1Z9, Canada

Contribution volontaire | Première | Contribution volontaire en virtuel 7$ (5$ étudiants et membres RQD)

Victoria, un film de Dulcinée Langfelder (Montréal)

Créé en 1999, le spectacle « Victoria » a été diffusé dans 15 pays, en 8 langues, avec près de 400 représentations, voici enfin le film Victoria.

Présenté en première ! 

RSVP en salle (gratuit) Contribution volontaire (en ligne)

Victoria, 90 ans, a perdu la mémoire. Dans son monde, le temps n’existe pas; les souvenirs sont aussi réels que le présent. Elle a perdu la mémoire, sa chatte et le contrôle de sa vie. L’ombre d’elle-même, Victoria est aussi un personnage, une artiste de la scène qui, oubliant son rôle, s’adapte aux situations dramatiques, comiques ou poétiques de son quotidien. Le préposé qui en prend soin devient pour elle, tour à tour, son ami, son adversaire, son père, son amoureux, tandis que son fauteuil roulant devient sa berceuse, son partenaire de tango, sa prison, et même le charriot volant qui l’emporte au dernier souffle.

Réal. & Chor. : Dulcinée Langfelder | Montréal | 2022 | 75’

 Thierry, Joséphine, Blanche et autres beaux danseurs du dimanche 

 3 documentaires, à voir ou à revoir !

17h | En ligne

Contribution volontaire | Visionnement

Découvrez une autre tonalité à la danse

Ces trois films sont disponibles jusqu’à ce soir (mercredi 16 mars) : Habiter le mouvement de Béatriz Mediavilla, Danser le printemps à l’automne de Philippe Chevallier & Denis Sneguirev, et Une jeune fille de 90 ans de Valeria Bruni Tedeschi & Yann Coridian.

Contribution Volontaire (en ligne)

Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres

À l’été 2017, le chorégraphe français Thierry Thieû Niang donne une série d’ateliers à des groupes de volontaires d’aînés et de jeunes aux quatre coins du Québec. Béatriz Mediavilla, qui a suivi la tournée, réalise un film poème, loin du classique documentaire-vérité. La prose-cinéma de Mediavilla interroge nos perspectives sur la condition humaine, sur notre rapport à soi, au corps vieillissant, sur notre rapport à l’autre, aux étrangers, à la place du rituel de la danse à l’ère moderne, au toucher. On est ému par un poème de Joséphine Bacon, bousculé par un manifeste, interpellé par un témoignage de Martine Époque ou du jeune écrivain Antoine Charbonneau-Demers.

Réal.: Béatriz Mediavilla

Chor.: Thierry Thieû Niang

Participation de Joséphine Bacon, Martine Époque & Antoine Charbonneau-Demers

Québec | 2019 | 62’

Extraits de Danser le printemps à l’automne

Ce film est à l’origine de notre rencontre avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang et de sa tournée au Québec en 2017. L’émouvant documentaire Danser le printemps à l’automne est issu de son inspirante démarche. Le film présente le fruit de sept années de travail pour 20 retraités de Marseille avec le chorégraphe. Infirmières, femmes au foyer, professeurs ou médecins, âgés de 60 à 87 ans et sans aucune expérience chorégraphique, interprètent une variation du chef d’œuvre de Stravinsky « Le Sacre du printemps ».

Réal.: Philippe Chevallier & Denis Sneguirev

Chor.: Thierry Thieû Niang

France | 2013 | 52′

Une jeune fille de 90 ans

Ce téléfilm est une immersion dans la vie d’une femme atteinte d’Alzheimer, qui reprend goût à la vie en rencontrant le chorégraphe Thierry Thieû Niang.

Réal.: Valeria Bruni Tedeschi & Yann Coridian

Chor.: Thierry Thieû Niang

France | 2016 | 85’

BIOGRAPHIES (Artistes et invités)

André Bilodeau

Dr André Bilodeau est diplômé d’une spécialité en médecine familiale de l’Université Laval. Démontrant l’étendue de ses intérêts variés, il a par la suite entrepris des études supérieures en théologie, en pédagogie et en administration publique. Il a entrepris une carrière comptant trois volets et s’étendant sur trois décennies et demie, soit celui de médecin de famille ayant œuvré principalement auprès de clientèles vulnérables et, celui d’éducateur dans les facultés de médecine de l’Université Laval, de l’Université d’Ottawa et récemment de l’Université McGill et celui d’administrateur des services de santé. Il s’est principalement intéressé au cours de ces années aux questions touchant la relation médecin-patient, à l’éthique, à la collaboration interprofessionnelle, à l’histoire de la médecine et aux processus d’inclusion et de marginalisation en santé. En dehors du cadre professionnel, Dr Bilodeau s’est longtemps engagé dans des créations musicales et théâtrales, dans le soutien humanitaire en Haïti et dans le service auprès des sans-abris.

Virginia Bordeleau

Qualifiée par la critique de « lumineuse », Virginia Bordeleau est née dans le petit hameau de Rapides-des-Cèdres en 1951. Fille d’une mère crie et d’un père québécois métisse, elle est une artiste aux multiples talents. Bachelière en arts plastiques de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), elle s’est d’abord fait connaître comme artiste peintre, au Canada et de par le monde. Elle a exposé ses œuvres en France, au Mexique et au Danemark. En tant que poète et romancière, Virginia Pésémapéo Bordeleau aborde avec vérité et honnêteté des sujets variés tels que l’amour, la sexualité, la guerre, l’identité, la maternité et le deuil. Son premier recueil de poésie, De rouge et de blanc (Mémoire d’encrier, 2012), a reçu la mention Télé-Québec du Prix littéraire de l’Abitibi-Témiscamingue. On lui attribue le titre de première femme autochtone à avoir écrit un roman érotique en français avec L’amant du lac (Mémoire d’encrier, 2013). Parmi ses œuvres notoires, on retrouve Ourse bleue (La Pleine lune, 2007), L’enfant hiver (Mémoire d’encrier, 2014) et Je te veux vivant (Éditions du Quartz, 2016). Elle vit en Abitibi-Témiscamingue, où elle continue de peindre, de faire de la sculpture et, bien entendu, d’écrire avec cette authenticité qui lui est propre.

Marie-Ève Yergeau

Graduée de la maîtrise en art-thérapie de l’UQAT, Marie-Ève Yergeau s’intéresse à la relation entre le niveau de reprise de pouvoir personnel et l’engagement du corps dans le processus art-thérapeutique. Son essai de maîtrise propose un nouveau modèle de continuum de reprise de pouvoir personnel à travers les activités art-thérapeutiques, selon une perspective féministe, évoquant le travail autour de l’image jusqu’à l’incarnation en soi. Détentrice d’un baccalauréat en psychologie de Sherbrooke, d’un certificat en gestion des ressources humaines et ayant cumulé plus de vingt crédits en arts visuels, Marie-Ève est également animée par la danse. Très curieuse et autodidacte, elle est persuadée du pouvoir libérateur de l’art sous toutes ses formes. Elle est intervenante dans un centre d’hébergement pour femmes victimes de violence conjugale où elle assiste les femmes dans leur cheminement de reprise de pouvoir personnel. Dans la dernière année, elle a ouvert en collaboration avec Sara Giard Pagé, le premier centre d’art-thérapie en Estrie le Centre d’Art-Thérapie de Sherbrooke (C.A.T.S.). 

Éric Oberdoff

Né à Lyon, Éric Oberdorff est un danseur, chorégraphe, réalisateur, metteur en scène et photographe français.

Curieux des hommes, considérant son rôle d’artiste comme celui d’un observateur privilégié du monde, Éric Oberdorff explore la relation à l’autre et confronte les énergies contradictoires qui nous animent. Il commence très jeune la pratique des arts martiaux. Étudiant la danse au Conservatoire National de Région de Nice et à l’École de danse internationale de Cannes Rosella Hightower, il intègre ensuite l’École de danse de l’Opéra de Paris. Il est engagé par le Ballet du Landestheater Salzbourg, par le Ballet de l’Opéra de Zürich et les Ballets de Monte-Carlo, puis danse dans le monde entier, entre autres dans des chorégraphies de Kylián, Balanchine, Forsythe, Childs, Maillot, Uotinen, Armitage, Neumeier, Fokine, Massine, Lifar, Tudor, etc. En parallèle à sa carrière d’interprète, il poursuit sa pratique des arts martiaux et étudie le jeu d’acteur et la mise en scène. C’est tout naturellement qu’il se tourne vers la création et qu’il participe, entre 1993 et 2000, à diverses programmations Jeunes chorégraphes en France et en Suisse. Depuis 2002, Éric est le directeur et le chorégraphe de la Compagnie Humaine, qu’il a fondée et pour laquelle il a créé une vingtaine de projets, présentés en France et en Europe. Il est également invité à créer ou à remonter des pièces de son répertoire en France et à l’international, pour des structures renommées telles que le Ballet National de Marseille, le Ballet du Grand Théâtre de Genève ou encore la University of North Carolina School of the Arts.

À ne pas manquer

Atelier Tu mio corpo XI
avec Monique Léger (Acadie)

11 mars | 9h30-11h | Musée d’art & En ligne

L’atelier offert par Monique Léger est un « éveil au corps sensible » du public, qui assistera en salle ou en virtuel, en amont du spectacle de Tu mio corpo XI. Celui-ci vous permettra de vivifier doucement vos sens, et vous invitera pleinement dans le registre de vos sensations et de votre respiration.

La cinégraphie : l’arrêt sur image et le mouvement. Atelier de YAKO

12 mars | 10h-13h | Petit Théâtre du Vieux Noranda

YAKO ouvre ses carnets vidéos, où sont esquissées des recherches visuelles sur le mouvement, et présente quelques projets réalisés ou en cours de réalisation.

Dans un deuxième temps, un atelier permettra aux artistes de mettre en pratique différentes techniques photographiques (surimpression, slow shutter) ou d’animation (optical flow, morphing...) autour de la création de portraits « vivants ».

Thierry, Joséphine, Blanche
et autres danseurs du dimanche

Du 13 au 15 mars | 17h | En ligne

Découvrez trois documents porteurs d’espoirs avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang, à voir ou à revoir !
Habiter le mouvement : Un récit en dix chapitres de Béatriz Mediavilla (Rouyn-Noranda), Une jeune fille de 90 ans de Valeria Bruni Tedeschi & Yann Coridian Ichor (France) et Danser le printemps à l'automne de Philippe Chevallier & Denis Sneguirev (France).
(Disponibles durant 72h)