26 juillet 2024

5 à 7 au Café-terrasse de Cinédanse à Moisie Soirée « Femmes d’aujourd’hui » Films d'artistes du Québec Les films d'artistes de France


5 à 7 au Café-terrasse de Cinédanse à Moisie

Échanges entre les artistes et le public au Café-terrasse de l’ancien gymnase de la base de villégiature de la Rivière Moisie.

Ancien gymnase de la base de villégiature de la Rivière Moisie

120 Chemin des Forges 17h-19h | Ouvert à tous


Soirée « Femmes d’aujourd’hui »

Soirée « Femmes d’aujourd’hui »

Depuis une décennie, Cinédanse présente à chacune de ces éditions ce programme Femmes d’aujourd’hui pour questionner notre rapport à l’autre, à la condition féminine et mettre en valeur des miroirs dansés par des femmes qui ont interpellé nos escales précédentes.

Notre partenaire et complice, Johanne Roussy de la 8e Île, répète à tout coup une phrase marquante de sa tante Rose : « L’homme et la femme tuent la femme en eux ».

Et nous agrémentons cette réflexion est y ajoutant: « L’homme et la femme doivent arrêter de tuer la femme en eux ».

Ancien gymnase de la base de villégiature de la Rivière Moisie

120 Chemin des Forges

19h30 | Contribution volontaire | Danse & projections

Découvrons, lors de cette soirée, trois figures marquantes de la danse canadienne :

Là où tu m’aimes avec Monique Léger

Là où tu m’aimes avec Monique Leger

Cette nouvelle œuvre, Là où tu m’aimes, est ancrée dans la discipline du « Mouvement authentique » vers le mot incarné au corps dansant. Cette discipline est reconnue pour sa puissance dans le processus de création mais moins comme forme de performance. Cette pratique m’ouvre des possibilités dans la gestuelle, la relation au temps, aux objets et aux autres.

Avec la metteure en scène montréalaise Martine Beaulne, j’apprivoise le texte poétique des auteurs acadiens, Sonya Malaborza et Jean-Philippe Raîche : un texte écrit spécifiquement pour ma dernière œuvre Tu mio corpo 12 présentée au festival Cinédanse Caraquet 2023. Dans cette nouvelle œuvre, les mots ont des yeux.

Bio

Monique Léger est une artiste du mouvement. Sa démarche est ancrée dans la pratique somatique et le Mouvement authentique depuis plus de quarante ans. Elle a notamment dansé pour EDAM à Vancouver et Meredith Monk à NY ainsi que pour de nombreux chorégraphes indépendants. Elle a récemment présenté sa dernière danse-poésie Là où tu m’aimes, avec la direction artistique de Martine Beaulne aux Chantiers artistiques à Québec, au Centre de danse contemporaine d’Ottawa et la présentera au Festival acadien de poésie de Caraquet, à Cinédanse Sept-Iles Qc, au Teatro el Sauzal Ténérife, Espagne et au festival Cinécorps La Rochelle, France. En juin 2023, elle a présenté Tu mio corpo 12 en première à la 5ième édition du festival Cinédanse à Caraquet, NB en collaboration avec les poètes Sonya Malaborza et Jean-Philippe Raîche et la cinéaste Béatriz Mediavilla. En janvier 2023, Monique a dansé dans l’œuvre de Béatriz Mediavilla, Mouvements de paroles, au Musée des beaux-arts de Rennes, France au Festival Cinécorps.

Elle a été dramaturge de mouvement pour la mise en scène d’Allain Roy du recueil de poésie de Jonathan Roy, Savèche une fragmentation contemporaine en trois mouvements (Caraquet et Québec) et la mise en scène de Marcia Babineau pour Les Remugles ou la danse nuptiale est une langue morte de Caroline Belisle (Moncton et Montréal). Monique cherche le mouvement et la voix dans le croisement et la rencontre de tensions poétiques.

Monique Léger

« Autres fréquences » de Lana Morton

Lana Morton, Ottawa

Emprisonnée dans son tailleur et dans la routine, une fonctionnaire est tourmentée par ses intuitions qui l’interpellent et la transportent ailleurs. Son corps devient obsessif et cherche à retrouver son essence vitale. L’espace se transforme et le temps s’arrête. Elle entend l’appel ancestral de la femme sauvage.

Bio

Originaire de Val-d’Or, Lana Morton est adjointe artistique et directrice de production du Centre de danse contemporaine ODD (Ottawa). Elle est aussi fondatrice et programmatrice de SÉRIE DANSE 10, une série de diffusion de spectacles qui compte plus de 45 productions.

Bachelière en danse contemporaine de l’UQAM (Université du Québec à Montréal), elle anime le milieu de la danse d’Ottawa-Gatineau depuis 1995 en tant qu’interprète, chorégraphe, collaboratrice artistique, enseignante et productrice.

À l’automne 2016, accompagnée des artistes chorégraphes Jeffrey Hall et Katia Gagné, elle a créé et présenté son solo Autres fréquences à la soirée d’ouverture du Festival Quartiers Danses à la Place des Arts de Montréal. Ce spectacle a par la suite été présenté à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins à Ottawa, ainsi qu’à CD Spectacles à Gaspé.

Elle a interprété la pièce GEORGIE, une commande du CDC au chorégraphe Harold Rhéaume de Québec. L’œuvre a été présentée avec la Compagnie ODD à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins (2017), à La Nuit émergente à Sudbury et au XVIIe Sommet de la Francophonie en Arménie (2018).  Dans le cadre de nos événements Cinédanse, elle l’a GEORGIE présenté à Rouyn-Noranda en 2022 et a Caraquet en 2023.

Notre partenariat avec Culture Côte-Nord (CCN) permettra aux artistes de la région de bénéficier de l’aide au perfectionnement individuel offerte par CCN qui couvrira une importante partie de vos frais de déplacement, d’hébergement et de repas pour participer aux ateliers.

Lana Morton


Eclipse

Un film avec Robin Poitras (Regina, Saskatchewan)
Eclipse

La grande danseuse des Prairies Canadiennes, Robin Poitras, un jour d’éclipse, en plein désert de Mongolie, sur une musique de la regrettée Lhasa de Sela.

Réalisation : Robin Poitras, Edward Poitras & Larry Bauman | Musique : Lhasa de Sela | Régina, Canada | 2019 | 6’


Expo-projections « OUI ! ESHE ! Du Refus global au temps de l’inclusion et de la fluidité des genres »

Cet expo-projections trace l’évolution de la danse à l’écran depuis la chorégraphie Danse dans la neige de Françoise Sullivan, cosignataire du Refus global. Le commissariat parle d’émancipation et de révélation, des francophones, des autochtones au Québec, des communautés culturelles en France comme ici, et de la fluidité des genres propre à notre époque. La programmation de films de cette exposition est issue d’une collaboration entre l’événement québécois Cinédanse et le festival français Ciné-Corps. Le commissariat est signé par Sylvain Bleau et par Virginie Combet, directrice de Ciné- Corps.

Exposition destinée à être produite dans le cadre de la 69e Biennie franco- québécoise, son volet québécois sera présenté lors de l’événement Cinédanse Sept- Îles en juillet 2024, et le volet français sera présenté au Centre chorégraphique national de La Rochelle. Mentionnons que l’expo-projection OUI! EHE! a déjà été présentée lors de Cinédanse Rouyn-Noranda 2022 et lors du festival Waterproof de Rennes en Bretagne, en janvier 2023.

Au programme : des œuvres de danse à l’écran de Françoise Sullivan, en passant par Maurice Béjart jusqu’à Ariane Boulet et Nacera Belaza.

Café-terrasse : Ancien gymnase de la base de villégiature de la Moisie

120 Chemin des Forges

21h – 22h | Gratuit | Projections

Texte du commissariat

Le temps historique du refus

Notre proposition prend source dans le mouvement artistique historique québécois du Refus Global.

Il surgit sous la forme d’un manifeste artistique, publié secrètement en août 1948 à Montréal par les Automatistes, collectif d’artistes sollicitant les pulsions automatiques des réflexes, valorisant les qualités natives plutôt que les connaissances extérieures. Son auteur, le peintre Paul-Émile Borduas, remet en question les valeurs traditionnelles de la société québécoise, comme la foi catholique et l’attachement aux valeurs ancestrales. Assoiffés de mieux-être, ils ont pour but de réveiller la population maintenue dans un état d’ignorance. La bourgeoisie n’est pas tant la cible.

Il s’agit plutôt de s’élever contre des méthodes d’obscurantisme concertées : une collusion entre le clergé et les pouvoirs publics. Il est contresigné par quinze artistes, dont huit hommes et sept femmes, proportion hors du commun à cette époque. Au début, le mouvement ressemblait un peu à une blague, un “OVNI”, jusqu’à la construction du mythe. L’impact vient de l’originalité multidisciplinaire de l’objet, tous les arts pouvant être inclus dans le mouvement. L’artiste n’est pas une femme ou un homme détaché de la société.

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Liste des films de l’Exposition-Installation

Les films d’artistes du Québec

Films d’artistes du Québec

« Danse dans la neige »

Tiré de Les saisons Sullivan (uniquement l’ « Hiver») Mario Côté | 2007 | Entre 35’29 et 45’58

Le 28 février 1948, quelques mois après l’apparition de Refus Global, Françoise Sullivan créa Danse dans la neige, qui posa les jalons de tout un nouveau courant de la danse contemporaine au Québec. Le projet a été filmé en 16 mm, mais jamais monté ou projeté, car les bobines ont été perdues. De la chorégraphie originale performée par Sullivan, seules restent une vingtaine de photographies prises par Maurice Perron, membre des Automatistes. Ces images témoignent d’un événement marquant, une approche singulière de la danse qui offrit de nouvelles possibilités à des générations de performeurs. Soixante ans plus tard, Françoise Sullivan a fait une reconstitution de Danse dans la neige avec une nouvelle distribution, dans une configuration de quatre saisons.

Guérir les blessures

« Guérir les blessures » / « Healing Scars »

Darian Smith | Kitigan Zibi | Nation : Anishnabe | 2014 | 5’20

Healing Scars porte sur les enseignements liés à la robe « robe à clochettes » (jingle dress) et ses fonctions de guérison. Après une chirurgie à cœur ouvert, Deedee entame la danse de la robe à clochettes. Ce film accompagne quatre jeunes femmes pendant leur apprentissage de cette danse de la guérison.

« Guérison traditionnelle » / « Traditional Healing »

Raymond Caplin | Nation : Mi’gmaq | 2013 | 2’20

Une jeune femme danse au coeur d’une forêt dévastée. Soudain, un miracle arrive.

Le chemin rouge

« Le chemin rouge »

Thérèse Ottawa | 2015 | 15’

Ce court métrage documentaire nous amène au cœur d’un véritable Pow-Wow traditionnel. En suivant le parcours de Tony Chachai, jeune Autochtone en quête d’identité, la cinéaste originaire de Manawan se penche sur la culture, le passé et la transmission du savoir et des connaissances au sein des membres d’une communauté atikamekw. Mu par le désir de renouer avec sa famille et ses racines, Tony Chachai livre un témoignage touchant sur le chemin qui l’a ramené auprès des siens. À l’aube de devenir père, il prend conscience de la richesse de cet héritage et célèbre ce passé en dansant dans un Pow-Wow aux côtés de son cousin Ronny Chachai.

(Présenté le jeudi 25 juillet, lors de la soirée autochtone 19h30)

Rassemblement

« Makusham » / « Rassemblement »

Béatriz Mediavilla | 2020 | 6’

Extrait du chapitre avec Joséphine Bacon, tiré du film Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres.

(Présenté le jeudi 23 juillet, lors de la soirée d’ouverture)

« Une courte histoire de la folie »

Isabelle Hayeur | 2014 | Chor. : Virginie Brunelle | 27’

Les tableaux d’Une courte histoire de la folie nous emmènent à travers l’histoire des traitements de la maladie mentale au Québec, de la fin du 19e siècle aux années2010, par le biais de la danse contemporaine. Dans des lieux évocateurs, les solitudes prennent plusieurs visages, que ce soit dans la blancheur des institutions, dans l’oeil d’une femme fascinée par un feu de circulation, ou au coeur d’une chambre d’adolescentes. Le langage des corps, comme autant de regards sur une réalité qui existe au-delà des époques.

Le Cerf, ou moi qui cède à l’espace

« Le Cerf, ou moi qui cède à l’espace »

Ariane Boulet | 2013 | 1’27

D’un espace à l’autre, la peau s’affirme comme l’interface entre l’autre et soi. Sensuelle dans l’éclairage doux des lumières de Noël, la peau est violentée lorsque confrontée à l’hiver québécois, un moment qui est aussi celui du contact avec l’autre. Dans ce second espace, une rencontre a lieu, le solo devenant duo. L’intimité doit alors être partagée, confrontée aux éléments d’un monde souvent hostile.

Amelia

« Amelia »

Édouard Lock | 2003 | 2’43

Quinze ans après son Human Sex, duo no1, Édouard Lock capte à nouveau la confluence des genres de l’âme humaine, toujours en quête d’amour. Inspiré par deux travesties rencontrées dans sa jeunesse sur la mythique Main à Montréal, Amelia déconstruit la danse pour nous révéler notre monde. Comme une trace évanescente, la poésie urbaine illustre la frénésie des amours inassouvies de notre monde contemporain. André Turpin, le directeur photo du film, est celui qui assure la remarquable caméra des films du jeune cinéaste prodige Xavier Dolan.

« Navigation »

Marlene Millar | 2020 | 13’

Situé dans la spectaculaire région de Burren, sur la côte ouest de l’Irlande, Navigation utilise la terre elle-même pour explorer la façon dont nous naviguons en terrain inconnu. Les thèmes de la survie et de la persévérance, du départ et du renouvellement, émergent dans une interprétation nuancée et multidimensionnelle de l’expérience de la migration. Les rythmes, le mouvement, le chant et le paysage définissent et incarnent cette exploration, avec les performances de dix danseurs, chanteurs et un chœur de 40 participants.



Les films d’artistes de France

Boléro Maurice Béjart

« Boléro Maurice Béjart »

Réalisation : Jean-Marc Landier | Chorégraphie : Maurice Béjart | 1962 | 15’1

Le film Boléro est une belle association de trois techniques : l’œuvre musicale de Maurice Ravel, bien connu du public, la chorégraphie de Maurice Béjart, l’un des novateurs les plus marquants de l’art du ballet contemporain, le reportage cinématographique bien mené par Jean-Marc Landier. Ces trois techniques se conjuguent : crescendo musical, crescendo chorégraphique, crescendo cinématographique, forment une œuvre forte et émouvante.

« Mourn, o nature ! »

Nina Laisné & François Chaignaud | 2018 | 10’

« Pourquoi me réveiller, O souffle du printemps », dans l’opéra Werther de Jules Massenet, faisait partie des airs que chantait Michael Jackson dans l’intimité de son studio. Nino Laisné et François Chaignaud réinventent un Werther qui aurait été absorbé par Jackson : une même fascination pour la nature, le désir de revisiter des légendes ancestrales et l’expression d’un désarroi amoureux. Le performeur chante, danse et se métamorphose; il glisse entre différents registres vocaux et physiques et semble prolonger le rêve d’expression totale de Michael Jackson.

« Dance des éclairs » /« Lightning dance »

« Dance des éclairs » /« Lightning dance »

Cécilia Bengolea | 2018 | 6’

À Spanish Town, Jamaïque, des jeunes gens dansent en bord de route, sous une pluie torrentielle, tandis que l’orage gronde. Filmée en octobre 2017 pendant des inondations, cette vidéo questionne le lien entre la météo, ses tempêtes et l’imagination corporelle. Les mouvements des danseurs Jamaïcains, en compagnie de l’artiste, font référence au Dancehall jamaïcain populaire, un style de danse sexualisé que Cecilia Bengolea considère comme imprégné de pouvoirs de guérison. L’orage et la pluie fournissent les rythmes sur lesquels la chorégraphie est synchronisée, et la musique Dancehall est perceptible dans la basse fréquence en arrière-plan.

Les baigneuses

« Les baigneuses retrouvées» / « Regained Bathers »

Ludivine Large-Bessette | 2019 | 12’45

Au travers du thème de la baigneuse, Ludivine Large-Bessette se joue de la représentation traditionnelle du nu féminin, dans ce projet inspiré librement du tableau de Vallotton Trois femmes et une petite fille jouant dans l’eau. Par un travail collaboratif avec quatre femmes, c’est une réappropriation du corps qui s’opère, la modèle devenant pleinement active et décisionnaire quant à ce qu’elle choisit dedonner ou non à l’artiste et au spectateur. Dans une ambiance autant balnéaire que crépusculaire, c’est le portrait de quatre femmes à découvrir.

Le cri au Cloître de la Psalette

« Le cri au Cloître de la Psalette »

Nacera Belaza & Béatrice Vernhes | 2017 | 9’

Sur une musique symboliquement chargée de sens, où se marient les voix de Nina Simone, Maria Callas, Amy Winehouse et d’un chanteur arabe, Nacera et Dalila Belaza nous plongent dans une transe qui évoque les exclusions contemporaines et la quête de spiritualité de notre monde. Cela est comme un écho, un siècle plus tard, à la fameuse œuvre expressionniste du peintre norvégien Edvard Munch.

Gardiens de la paix

« Gardiens de la paix »

Thomas Leborgne & Victor Gosset | 2017 | 7’

Court métrage expérimental in situ. Nous remettons en question ici le rapport à l’expression individuelle au sein d’un corps social en lutte, le rapport à l’espace (public) et au mouvement face aux casques, aux boucliers, aux barrières.