24 juillet 2024

« À l’intérieur » Guérir les blessures Mamu/Ensemble – Atelier intergénérationnel avec Sylvie Mercier Danser le printemps à l’automne avec Thierry Thieû Niang de France Se désabriller de l’hiver Soirée « Habiter le mouvement » Tam ti delam – Danses québécoises

Symposium – Guérir les blessures

Nouvelles perspectives en danse et sur la santé dans nos communautés

Symposium - Guérir les blessures

Les deux journées du Symposium « Guérir les blessures » sont inspirées du titre du film de la jeune artiste Anishinaabe Darian Smith de Kitigan Zibi. Le Symposium abordera la danse comme outil de guérison et d’émancipation. Nous mettrons en lumière des pratiques de la danse qui redéfinissent nos rapports entre les générations, notre rapport à la vieillesse, à la mort, à la santé mentale, auprès des personnes avec des troubles de motricité comme le parkinson, l’Alzheimer, ainsi qu’auprès des personnes victimes d’abus et en milieu carcéral.

Au cours de ces deux journées, nous offrirons des ateliers, des projections, des échanges et des panels de discussion avec des conférenciers-invités issus des communautés autochtones, du Québec, de l’Acadie, du Canada et de l’étranger.

Cette quatrième édition du Symposium présentera l’ambition d’élargir les consciences et de permettre de nouvelles perspectives entre chercheurs et praticiens en santé et en science sociale, artistes et le grand public, afin de favoriser l’épanouissement des communautés et de leurs citoyens.

Plusieurs artistes aînés agiront comme passeurs, tels que Joséphine Bacon, Thérèse Ottawa, Évelyne St-Onge, Anne-Marie St-Onge et Lauréat Moreault, tous et toutes issu(e)s de communautés autochtones. C’est la sculpteure sociale Johanne Roussy qui animera le symposium en compagnie de Sylvain Bleau.

Musée Shaputuan

290 Bd des Montagnais, Sept-Rivières, QC G4R 5R2

Mercredi 24 juillet : 9h30 – 11h30 | Gratuit | Projection | Cercle de partage


« À l’intérieur »

Un film de Claire Juge (France) avec Ariane Boulet (Montréal)
Prix Lumière du meilleur Documentaire, Cinédanse Caraquet 2023.
Sandrine, Jacques, Elsa et Dina se retrouvent tous les lundis après-midi dans un studio de danse de Lyon. Emporté.e.s par la chorégraphe Ariane, ils/elles apprennent à se mouvoir, à sentir leur corps, à se toucher. Tous et toutes amateur.rice.s, leur corps portent les marques de leur vécu pas toujours simple. Ils sont soignants et patients de l’hôpital psychiatrique du Vinatier et, ensemble, ils apprennent à danser.
Production : 24images | Réalisation : Claire Juge | Montréal | 2022 | 52’
Suivi d’un cercle de partage avec Ariane Boulet.

BIO

Artiste en danse et accompagnante de fin de vie
Fondatrice et co-directrice générale du Radeau
Ariane est une artiste de la danse qui agit activement depuis 15 ans tant comme interprète que créatrice. Elle est également co-directrice de l’organisme le Radeau, qui réfléchit les pratiques artistiques à partir d’un modèle de gestion horizontal et de valeurs d’écoute et de communauté.
Comme interprète, elle danse en studio et sur scène pour une vingtaine de chorégraphes depuis 2009. Elle a aussi créé et co-créé au sein du Radeau une dizaine d’œuvres filmiques, scéniques, in situ et performatives. Dans une quête de ce que l’art vivant permet de rencontrer, de relier et de tisser, elle termine en 2014 une maîtrise en danse où elle s’intéresse à la création en milieux de soins.
Depuis 2016, elle guide son projet-phare de visites dansées en Centre d’hébergement et de soins de longue durée (CHSLD) qui intègre la danse et la musique à un contexte de résidence d’habitation pour personnes en perte d’autonomie et en fin de vie, et leur propose un contact privilégié et sensible avec leur corps et leur créativité.
Ariane Boulet


« Guérir les blessures »

En première partie, sera présenté ce film de Darian Smith qui porte sur les enseignements liés à la « robe à clochettes » (jingle dress) et ses fonctions de guérison.

Darian Smith | Nation : Anishnabe | Kitigan Zibi | 2014 | 5’20

Tente Jaune (Vieux-Quai de Sept-Îles)

6A Rue Père Divet, Sept-Îles, QC G4R 3B3 12h-13h

Lunch Beat avec DJ Santana de Sept-Îles


Mamu/Ensemble – Atelier intergénérationnel avec Joséphine Bacon, Sylvie Mercier & Mikaël Xystra Montminy

Mamu/Ensemble – Atelier intergénérationnel, jeunes et aînés avec la directrice artistique et chorégraphe de Tadoussac Sylvie Mercier, la poétesse Innu Joséphine Bacon de Pessamit/Montréal ainsi que le chorégraphe-interprète  Mikaël Xystra Montminy de Sept-Îles.
 
Notre partenariat avec Culture Côte-Nord (CCN) permettra aux artistes de la région de bénéficier de l’aide au perfectionnement individuel offerte par CCN qui couvrira une importante partie de vos frais de déplacement, d’hébergement et de repas pour participer aux ateliers. |

Tente Jaune (Vieux-Quai de Sept-Îles)

6A Rue Père Divet, Sept-Îles, QC G4R 3B3

13h-14h30 | Gratuit | Places limités pour 10 jeunes et 10 aînés

Inscrivez-vous

BIO

Née en 1947 dans la communauté innue de Pessamit, Joséphine Bacon est réalisatrice, traductrice, parolière et enseignante d’innu-aimun, sa langue maternelle. Amoureuse de sa langue et de sa culture, elle reçoit en 2016 un doctorat honoris causa en anthropologie de l’Université Laval pour sa contribution à l’avancement de la recherche depuis les années 70. C’est par l’aventure collective d’Aimititau ! Parlons-nous ! (Mémoire d’encrier, 2008) que le monde découvre son talent naturel pour la poésie. Son tout premier recueil, Bâtons à message / Tshissinuatshitakana, paraît chez Mémoire d’encrier en 2009. Cette œuvre bilingue innu-aimun / français marque les esprits et, en 2010, elle reçoit le Prix des lecteurs du Marché de la poésie de Montréal pour son poème « Dessine-moi l’arbre ». Son second recueil, Un thé dans la toundra / Nipishapui nete mushuat (Mémoire d’encrier, 2013), est finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général en 2014. Son troisième livre, Uiesh / Quelque part (Mémoire d’encrier, 2018), lui mérite plusieurs distinctions, dont le Prix des libraires 2019, catégorie poésie.
Grande collaboratrice, elle contribue aussi à plusieurs ouvrages collectifs comme Bonjour voisine (Mémoire d’encrier, 2013), Femmes rapaillées (Mémoire d’encrier, 2016), Amun (Stanké, 2016) et Wapke (Stanké, 2021). Après quatre ans à sillonner les dix communautés innues de la province pour y accompagner des enfants dans l’écriture poétique, Joséphine Bacon et son amie Laure Morali publient le fruit de leurs découvertes dans le beau livre Nin auass / Moi l’enfant en 2021 (Mémoire d’encrier). Joséphine Bacon souhaite, par ses œuvres, transmettre aux jeunes générations et à celles qui viendront la tradition des aînés de sa communauté qu’elle a longuement côtoyés.
Joséphine Bacon

Sylvie est particulièrement sensible au lien entre l’humain et la nature, à la reconnaissance des droits et cultures autochtones et au respect des différences. Son idéal ? Être un vecteur de changement discret qui ne force pas, mais qui se fait pas à pas. Dans ses spectacles, ses ateliers et toutes les rencontres qu’elle facilite, Sylvie invite les personnes qu’elle croise à s’enraciner dans leur histoire et à s’ancrer dans leur authenticité. Une invitation par le corps, à ce que chacun.e se relie au vivant pour vivre pleinement son épanouissement. Sylvie co-fonde la compagnie de danse, Zogma collectif de folklore urbain en 2000 avant de créer Bourask. Elle défriche et développe l’épanouissement et la reconnaissance de la danse percussive contemporaine, incluant la gigue, les danses traditionnelles québécoises et, depuis 2012 les danses autochtones. Elle oeuvre avec passion à la valorisation, la reconnaissance et l’actualisation des danses de notre territoire depuis plus de 20 ans.

Sylvie Mercier

Mikaël Xystra Montminy est artiste en danse multistyle et pompier spécialiste en urgence et sûreté, orienté dans le domaine de l’incendie où il fait présentement carrière à Sept-Îles tout en y poursuivant ses activités artistiques. Ses parcours à l’École de danse de Québec et à School of Alberta Ballet le mènent assez tôt à travailler comme danseur principal pour Ballet Kelowna en ballet classique et contemporain. De manière plus autonome, il développe sa pratique en hip-hop, breakdance, danses latines et ballroom. Son intérêt envers les arts martiaux le pousse à approfondir sa recherche physique à WPD China Academy (Hainan Island, Chine). La philosophie et la pratique des arts martiaux inspirent Mikaël dans son approche fusion avec la danse. Il est motivé par le soin de conjuguer splendeur et corporéité. Selon lui, entre l’aérien et le terrestre, le yin et le yang, le céleste et l’animal, l’intellectuel et l’émotionnel s’y trouve la lumière. Il a travaillé dernièrement aux côtés de Robert Lepage pour ExMachina et le théâtre Le Diamant (Québec). Récemment, il a performé pour le Festival Quartiers Danses (Montréal) avec un extrait revisité de Transire/Jeune homme et la mort. Il s’agit d’une œuvre phare pour la compagnie Wu Xing Wu Shi (WXWS) dont Mikaël est le fondateur et le directeur artistique depuis 2014. Également, il s’est impliqué comme interprète dans la création Multivox dirigée par le cRue dans le cadre du festival Québec en toutes lettres 2023.

Mikaël Xystra Montminy

Béatriz Mediavilla est née à Rouyn-Noranda, où elle vit encore aujourd’hui. Titulaire d’une maîtrise en études cinématographiques, elle enseigne le cinéma au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Danse avec elles, son premier long métrage documentaire a été salué et présenté dans de nombreux festivals, à Montréal, Québec, Toronto et Vancouver, mais aussi à La Havane et à New-York. Son film Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres est actuellement sélectionné au Canada, en Écosse, en France et au Mexique. Il a remporté le prix de la meilleure œuvre canadienne lors de la 39e édition du FIFA en mars 2021, et également le prix du meilleur documentaire de danse au Fine Art Film Festival à Venice (Californie).


Danser le printemps à l’automne avec Thierry Thieû Niang de France

Extrait de Danser le printemps à l’automne

Une démarche qui donne une autre tonalité à la danse.

Inspiré par la poésie du paysage lors d’un changement de saison et de ces corps bouleversés, ce projet est une tentative d’exposer l’intériorité d’une saison qui laisse sa place à une autre.

Musée Shaputuan

290 Bd des Montagnais, Sept-Rivières, QC G4R 5R2

15h-17h | Gratuit | Projection & atelier

Ce film est à l’origine de notre rencontre avec le chorégraphe Thierry Thieû Niang et de sa tournée au Québec en 2017. L’émouvant documentaire Danser le printemps à l’automne est issu de son inspirante démarche. Le film présente le fruit de sept années de travail de 20 retraités de Marseille avec le chorégraphe. Infirmières, femmes au foyer, professeurs ou médecins, âgés de 60 à 87 ans et sans aucune expérience chorégraphique, interprètent une variation du chef d’œuvre de Stravinsky, « Le Sacre du printemps ».

Réalisation: Philippe Chevallier & Denis Sneguirev |
Chorégraphie : Thierry Thieû Niang | France | 2013 | 52′

Suivi d’un atelier avec Thierry Thieû Niang ouvert à tous

Inscrivez-vous

| Notre partenariat avec Culture Côte-Nord (CCN) permettra aux artistes de la région de bénéficier de l’aide au perfectionnement individuel offerte par CCN qui couvrira une importante partie de vos frais de déplacement, d’hébergement et de repas pour participer aux ateliers. |

En première partie, le film de Melia Boivin, Se désabriller de l’hiver, un court-métrage réalisé en collaboration avec Nicolas Padovani (vidéaste) et Olivier Landry-Gagnon (conception sonore). Ce film est récipiendaire du prix Best Poetry Film au Experimental Dance and Music Festival Toronto(2023).

Bio

Avant de commencer sa carrière artistique à 23 ans, Thierry Thieû Niang commence son parcours comme instituteur et psychomotricien. Puis, il se forme à la danse auprès de Renate Pook, Christine Gérard, Carolyn Carlson, Odile Duboc, Douglas Dunn et Julyen Hamilton, avant de devenir interprète pour les compagnies de Hideyuki Yano, Christine Gérard et Daniel Dobbels, Nadine Hernu, Daniel Larrieu, Héla Fattoumi & Éric Lamoureux.

Aimant découvrir de nouveaux territoires, son travail va se diversifier et intégrer rapidement d’autres disciplines. Au théâtre, il joue – mais aussi accompagne – des metteurs en scène, participant au travail de Robert Carsen, Claude Régy, Alain Gintzburger, François Rancillac ou encore Patrice Chéreau. Au cinéma, il travaille pour Jacques Vincey, Solveig Dommartin, Stéphane Nelet ou encore Frédérique Ribis. Thierry Thieû Niang réalise également des mises en espace pour des récitals ou des concerts pour Jeff Cohen, François Lasserre, Fania, Catherine Delaunay ou encore Tatiana Mladenovitch. Enfin, il devient lui-même chorégraphe et crée dès 1993 de nombreux spectacles.

Au cœur du travail de Thierry Thieû Niang se trouve sa capacité reconnue à monter des ateliers et des spectacles avec des publics amateurs : enfants, nouveaux arrivants, personnes autistes, seniors, etc. Ce travail a fait l’objet de nombreuses captations, dont la plus célèbre, Une jeune fille de 90 ans, qui a obtenu une forte reconnaissance publique et professionnelle.

Thierry Thieû Niang


Se désabriller de l’hiver

Se désabriller de l’hiver
Inspiré par la poésie du paysage lors d’un changement de saison et de ces corps bouleversés, ce projet est une tentative d’exposer l’intériorité d’une saison qui laisse sa place à une autre.
2022 | Québec | 7’


Soirée « Habiter le mouvement »

Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres un film de Béatriz Mediavilla, Thierry Thieû Niang & Josephine Bacon
Prix de la meilleure œuvre canadienne lors de la 39e édition du FIFA en mars 2021.
À l’été 2017, le chorégraphe français Thierry Thieû Niang donne une série d’ateliers à des groupes de volontaires d’aînés et de jeunes aux quatre coins du Québec. Béatriz Mediavilla, qui a suivi la tournée, réalise un film poème, loin du classique documentaire-vérité. La prose-cinéma de Mediavilla interroge nos perspectives sur la condition humaine, sur notre rapport à soi, au corps vieillissant, sur notre rapport à l’autre, aux étrangers, à la place du rituel de la danse à l’ère moderne, au toucher. On est ému par un poème de Joséphine Bacon, bousculé par un manifeste, interpellé par un témoignage de Martine Époque ou du jeune écrivain Antoine Charbonneau-Demers.
Réalisation : Béatriz Mediavilla | Chorégraphie : Thierry Thieû Niang | Participation de Joséphine Bacon, Martine Époque & Antoine Charbonneau-Demers | Québec | 2019 | 62’

Tente Jaune (Vieux-Quai de Sept-Îles)

6A Rue Père Divet, Sept-Îles, QC G4R 3B3

19h30 | Gratuit | Spectacle & projection

Bio

Béatriz Mediavilla est née à Rouyn-Noranda, où elle vit encore aujourd’hui. Titulaire d’une maîtrise en études cinématographiques, elle enseigne le cinéma au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Danse avec elles, son premier long métrage documentaire a été salué et présenté dans de nombreux festivals, à Montréal, Québec, Toronto et Vancouver, mais aussi à La Havane et à New-York. Son film Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres est actuellement sélectionné au Canada, en Écosse, en France et au Mexique. Il a remporté le prix de la meilleure œuvre canadienne lors de la 39e édition du FIFA en mars 2021, et également le prix du meilleur documentaire de danse au Fine Art Film Festival à Venice (Californie).


Tam ti delam – Danses québécoises

Tam ti delam – Danses québécoises

Depuis 1980, l’ensemble folklorique Tam ti delam partage la culture québécoise par des spectacles de danses et musiques folkloriques dynamiques à la population septilienne, mais aussi à l’international. C’est d’ailleurs le 9 août prochain que la Troupe s’envolera en France pour aller présenter la culture québécoise au Festival de Montoire. Dans le présent spectacle, les danseurs et musiciens de l’Ensemble vous présenteront 3 suites de danses qui seront présentées au Festival de Montoire qui accueille 20 000 visiteurs en moyenne chaque année en plus de 10 troupes de danseurs et musiciens qui viennent de partout dans le monde.

La première suite traite du savoir-faire québécois dans l’exploitation des ressources naturelles comme la coupe de bois et la drave. La deuxième suite traite de la pêche et sa proximité avec le mode de vie des habitants nord-côtiers. La troisième et dernière suite présente les traditions et coutumes québécoises d’antan liées au Réveillon du jour de l’An.