23 juillet 2024

« Nous sommes tous des danseurs, nous sommes tous des passeurs » Shen - Esprit libre Makusham / Rassemblement de Béatriz Mediavilla


« Soirée d’ouverture »

« Nous sommes tous des danseurs, nous sommes tous des passeurs »

avec Joséphine Bacon, Sylvie Mercier et Mikaël Xystra Montminy

Guérir les blessures’

Au cours de la dernière décennie, depuis qu’elle a croisé notre Caravane, la poétesse Joséphine bacon a inspiré plusieurs de nos événements à travers sa prose, ses récits et les savoirs traditionnels autochtones qu’elle nous a partagés.

Bien humblement, cette soirée se veut un hommage à sa lumière, sa sagesse, sa grandeur d’âme.

Pour l’occasion, les chorégraphes- interprètes Sylvie Mercier (Tadoussac), Marilou Meehan (Tadoussac) et Mikaël Xystra Montminy (Sept-Îles) se joindront à plusieurs artistes invités de Cinédanse Sept-Îles 2024 pour lui témoigner notre estime.

« Dans un groupe, ça prend toujours un aîné. C’est notre université, notre bibliothèque. »

Joséphine Bacon, tiré du film Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres

Chapelle du Vieux-Poste

20 Rue Shimun, Sept-Îles, QC G4R 5R9

Mardi 23 juillet : 19h30 | Contribution volontaire | Danse, poésie et projection


Shen – Esprit libre

Chorégraphie de Bourask-compagnie de danse

Inspiration et collaboration : Joséphine Bacon

Chorégraphie : Sylvie Mercier (Bourask), en association avec Mikaël Xystra Montminy (Wu Xing Wu Shi-Cie)

Interprètes (danse-poésie-chant) : Mikaël Xystra Montminy, Marilou Meehan et Sylvie Mercier

Shen - Esprit libre

Inspiré.e.s par la poésie de Joséphine, Sylvie Mercier et Mikael Xystra Montminy réuniront leurs langages chorégraphiques respectifs (influence du Qigong) afin de créer une gestuelle transformatrice, énergétique, percussive et intemporelle.

Le fil conducteur de la création sera le « Shen ».

Le Shen est un mot chinois qui désigne l’esprit, la conscience selon les taoïstes.

Les interprètes, bien enracinés dans le corps, le cœur et l’esprit ouverts plongeront dans leur espace vital qui est leur territoire intérieur. Ce territoire intérieur étant vécu par « comment je me situe dans l’instant présent, dans l’ici maintenant »

Shen-Esprit libre est une invitation à ce que chaque être se positionne dans le moment présent à tout instant (les interprètes, les membres de l’équipe et toutes les âmes présentes). Le moment présent étant le seul temps qui existe réellement. Et qui permet la guérison, l’épanouissement de qui nous sommes réellement.

  • Crédits musique de créations des compagnies Bourask et Wu Xing Wu Shi : Steve Hamel, Karine Pion et Jean-Philippe Loignon
  • Voix : Marilou Meehan, Mikaël Xystra Montminy, Karine Pion et Jean-Philippe Loignon


Makusham

Rassemblement de Béatriz Mediavilla

Extrait du chapitre avec Joséphine Bacon, tiré du film Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres. Ce film poème sera présenté dans sa version intégrale mercredi soir le 24 juillet à 19h30.

Bio

Née en 1947 dans la communauté innue de Pessamit, Joséphine Bacon est réalisatrice, traductrice, parolière et enseignante d’innu-aimun, sa langue maternelle. Amoureuse de sa langue et de sa culture, elle reçoit en 2016 un doctorat honoris causa en anthropologie de l’Université Laval pour sa contribution à l’avancement de la recherche depuis les années 70. C’est par l’aventure collective d’Aimititau ! Parlons-nous ! (Mémoire d’encrier, 2008) que le monde découvre son talent naturel pour la poésie. Son tout premier recueil, Bâtons à message / Tshissinuatshitakana, paraît chez Mémoire d’encrier en 2009. Cette œuvre bilingue innu-aimun / français marque les esprits et, en 2010, elle reçoit le Prix des lecteurs du Marché de la poésie de Montréal pour son poème « Dessine-moi l’arbre ». Son second recueil, Un thé dans la toundra / Nipishapui nete mushuat (Mémoire d’encrier, 2013), est finaliste aux Prix littéraires du Gouverneur général en 2014. Son troisième livre, Uiesh / Quelque part (Mémoire d’encrier, 2018), lui mérite plusieurs distinctions, dont le Prix des libraires 2019, catégorie poésie.
Grande collaboratrice, elle contribue aussi à plusieurs ouvrages collectifs comme Bonjour voisine (Mémoire d’encrier, 2013), Femmes rapaillées (Mémoire d’encrier, 2016), Amun (Stanké, 2016) et Wapke (Stanké, 2021). Après quatre ans à sillonner les dix communautés innues de la province pour y accompagner des enfants dans l’écriture poétique, Joséphine Bacon et son amie Laure Morali publient le fruit de leurs découvertes dans le beau livre Nin auass / Moi l’enfant en 2021 (Mémoire d’encrier). Joséphine Bacon souhaite, par ses œuvres, transmettre aux jeunes générations et à celles qui viendront la tradition des aînés de sa communauté qu’elle a longuement côtoyés.
Joséphine Bacon

Sylvie est particulièrement sensible au lien entre l’humain et la nature, à la reconnaissance des droits et cultures autochtones et au respect des différences. Son idéal ? Être un vecteur de changement discret qui ne force pas, mais qui se fait pas à pas. Dans ses spectacles, ses ateliers et toutes les rencontres qu’elle facilite, Sylvie invite les personnes qu’elle croise à s’enraciner dans leur histoire et à s’ancrer dans leur authenticité. Une invitation par le corps, à ce que chacun.e se relie au vivant pour vivre pleinement son épanouissement. Sylvie co-fonde la compagnie de danse, Zogma collectif de folklore urbain en 2000 avant de créer Bourask. Elle défriche et développe l’épanouissement et la reconnaissance de la danse percussive contemporaine, incluant la gigue, les danses traditionnelles québécoises et, depuis 2012 les danses autochtones. Elle oeuvre avec passion à la valorisation, la reconnaissance et l’actualisation des danses de notre territoire depuis plus de 20 ans.

Sylvie Mercier

Mikaël Xystra Montminy est artiste en danse multistyle et pompier spécialiste en urgence et sûreté, orienté dans le domaine de l’incendie où il fait présentement carrière à Sept-Îles tout en y poursuivant ses activités artistiques. Ses parcours à l’École de danse de Québec et à School of Alberta Ballet le mènent assez tôt à travailler comme danseur principal pour Ballet Kelowna en ballet classique et contemporain. De manière plus autonome, il développe sa pratique en hip-hop, breakdance, danses latines et ballroom. Son intérêt envers les arts martiaux le pousse à approfondir sa recherche physique à WPD China Academy (Hainan Island, Chine). La philosophie et la pratique des arts martiaux inspirent Mikaël dans son approche fusion avec la danse. Il est motivé par le soin de conjuguer splendeur et corporéité. Selon lui, entre l’aérien et le terrestre, le yin et le yang, le céleste et l’animal, l’intellectuel et l’émotionnel s’y trouve la lumière. Il a travaillé dernièrement aux côtés de Robert Lepage pour ExMachina et le théâtre Le Diamant (Québec). Récemment, il a performé pour le Festival Quartiers Danses (Montréal) avec un extrait revisité de Transire/Jeune homme et la mort. Il s’agit d’une œuvre phare pour la compagnie Wu Xing Wu Shi (WXWS) dont Mikaël est le fondateur et le directeur artistique depuis 2014. Également, il s’est impliqué comme interprète dans la création Multivox dirigée par le cRue dans le cadre du festival Québec en toutes lettres 2023.

Mikaël Xystra Montminy

Béatriz Mediavilla est née à Rouyn-Noranda, où elle vit encore aujourd’hui. Titulaire d’une maîtrise en études cinématographiques, elle enseigne le cinéma au Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue. Danse avec elles, son premier long métrage documentaire a été salué et présenté dans de nombreux festivals, à Montréal, Québec, Toronto et Vancouver, mais aussi à La Havane et à New-York. Son film Habiter le mouvement, un récit en dix chapitres est actuellement sélectionné au Canada, en Écosse, en France et au Mexique. Il a remporté le prix de la meilleure œuvre canadienne lors de la 39e édition du FIFA en mars 2021, et également le prix du meilleur documentaire de danse au Fine Art Film Festival à Venice (Californie).